Pierre Morel A l’Huissier Avocat de la ruralité

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Handicap et Dépendance

Depuis vingt ans, la Lozère est devenue une terre d’accueil spécialisée dans la prise en charge des handicapés avec notamment plus de quarante centres pour handicapés et la mise aux normes de la quasi totalité des sites facilitant au plus l’accès aux handicapés.

Pierre Morel connaît bien les problématiques liées au handicap et notamment un des problèmes principales, l’accessibilité au monde du travail Depuis son élection en 2007 il a pris des engagements forts en déposant pas moins de trois propositions de loi pour y remédier. La première propose, partant du constat que le taux d’emploi est de 3,8% pour la fonction publique territoriale, une exonération totale des cotisations patronales, d’assurances sociales, d’accidents du travail et d’allocations familiales pour les communes de moins de 3 500 habitants  et leurs établissements publics qui emploient des handicapés à temps non complet. La seconde proposition vise à inciter les employeurs à recourir au télétravail pour promouvoir l’embauche des personnes handicapés. Le télétravail peut en effet être une solution, ce mode de travail s’avère d’autant plus adapté pour les demandeurs d’emploi qui souffrent d’un handicap lourd et éprouvent de grandes difficultés à  se déplacer. Enfin le 25 juin 2010 une nouvelle proposition de loi a été déposée à l’Assemblée nationale. Elle permet d’augmenter les montants des revenus qui sont partiellement exclus des ressources prises en compte pour le calcul de l’allocation aux adultes handicapés dès lors que l’allocataire exerce son activité en milieu ordinaire. « J’ai obtenu gain de cause sur cette proposition de loi lors des discussions du budget 2011 qui a augmenté les montants des revenus exclus des ressources pour le calcul de l’AAH. C’est une grande fierté pour moi mais il faut continuer à travailler pour continuer à garantir une plus grande égalité de fait. »

 

L’allongement de la durée de vie est l’un des plus grands progrès de notre époque, chaque année, 80 000 personnes supplémentaires dépassent les 80 ans. Le problème de la dépendance touche plus d’un million de nos ainés et du fait de l’augmentation de la population âgée ne va qu’en augmentant. Alors qu’aujourd’hui le coût de la dépendance est de 25 milliards, il sera dans dix ans de 30 milliards. Il faut donc trouver des solutions pour garantir ce financement. Pour Pierre Morel « le financement de la dépendance est un très grand défi. Ce qui est en jeu c’est l’idée que nous nous faisons de notre société, certains ont dit que c’était un enjeu civilisationnel, je les rejoins. Il faut maintenir le lien intergénérationnel et aider nos ainés à affronter la dépendance. Le débat est ouvert, les sources de financement ne sont pas figées il ne faut fermer aucune porte et prendre son temps dans la réflexion pour trouver la meilleure solution dans un contexte global de déficit des finances publiques. C’est un des dossiers du quinquennat le plus important. Trouver les financements pour la dépendance c’est aussi permettre l’emploi de milliers de personnels de santé, d’aides à domicile… C’est donc un enjeu très important, il ne faut pas rater ce rendez vous. »