Pierre Morel A l’Huissier Sabine Dalle suppléante

Mobilisation pour l’agriculture

L’agriculture est au centre de l’actualité, le monde connaît un défi alimentaire de taille avec une population de 7 milliards d’habitants en 2010. L’agriculture de montage éprouve de nombreuses difficultés liées à une trésorerie subissant l’augmentation des charges, les surcoûts structurels, la versatilité des prix et l’imprévisibilité des marchés ainsi qu’un avenir incertain concernant les productions ovine, bovine et porcine. Il est devenu impérieux de prendre des mesures nécessaires pour donner des perspectives de long terme aux agriculteurs et renforcer le modèle agricole français.

Une mission nationale :

C’est dans ce contexte que Pierre Morel a réalisé une mission gouvernementale sur le bilan de la politique de la montagne et ses évolutions possibles aux niveaux national et local à la demande du Ministre de l’Agriculture. En tant que président du groupe élevage et vice président du groupe montagne à l’Assemblée, Pierre Morel est le Député référent dans ce domaine. C’est donc tout naturellement que le Ministre de l’Agriculture en 2008 s’est tourné vers lui pour mener à bien cette mission nationale. Pour réaliser son rapport le Député de la Lozère a notamment organisé en février 2008 une importante journée d’auditions en Lozère des membres du Bureau COPAMAC-SIDAM. Pierre Morel « juge l’action gouvernementale positive même si j’appelle de mes vœux un accroissement du soutien à la production agricole et la mobilisation d’autres moyens financiers. Mon rapport préconise entre autres une réflexion sur le principe de fongibilité entre crédits PHAE et crédits affectés aux MAE, une revalorisation de l’ICHN ou encore la modernisation des bâtiments. Le maintien de cette activité est vital, les agriculteurs de montagne sont bien souvent les seuls agents économiques locaux des plus petites communes montagneuses. Il faut donc une aide directe des pouvoirs publics pour ces agriculteurs dont l’écart de salaire par rapport aux autres agriculteurs est encore de 35% et il faut aussi que les pouvoirs publics puissent intervenir pour permettre le maintien du dernier agriculteur d’une commune comme c’est le cas par exemple pour l’épicerie en milieu rural. On doit également bien se rendre compte que l’agriculture de montagne constitue un enjeu environnemental majeur, par sa pratique, elle maintient les paysages ouverts et sécurisés et est un garant de la biodiversité. » 

 

Un travail félicité par le Ministre de l’Agriculture :

 

Dans le cadre de la réforme de la PAC, Pierre Morel a sollicité le ministre de l’Agriculture sur la DPU « herbe » en Lozère. En effet compte tenu des barèmes retenus, seulement 816 exploitations sur les 2 377 existantes auraient perçus le bénéfice de cette aide. Grâce à l’initiative du député, le Ministre a demandé à un groupe de travail d’affiner les mesures prévues dans le cadre du bilan de santé et de lui soumettre des propositions afin d’éviter que ce seuil de chargement ne tombe comme un couperet. Le Ministre a également profité de l’occasion pour souligner le travail effectué par Pierre Morel « Je me suis largement appuyé sur son rapport pour préparer certaines décisions prises dans le cadre du bilan de santé de la PAC, aux termes desquelles la réorientation de 1,4 milliards d’euros d’aides permettra de rééquilibre celles-ci en faveur de l’élevage dans les territoire que vous représentez »

LMA et mission nationale sur le foncier :

Durant l’été 2010 a été votée à l’Assemblée la Loi de Modernisation de l’Agriculture (LMA) dont les objectifs principaux sont : la stabilisation des revenus des agricultures, le rééquilibrage des relations commerciales, la consolidation de l’organisation économique de l’agriculture. Une des mesures phares de la LMA est également le développement de la contractualisation des relations entre agricultures et industriels avec notamment l’obligation de « contrats écrits » mentionnant les prix et les volumes de livraison. Il a également été prévu une amélioration de l’organisation des filières en encourageant les producteurs à se regrouper et en développant les interprofessions. Il est aussi indispensable de veiller à la consommation d’espace avec notamment la mise en place d’un Observatoire des terres agricoles et la mise en place d’une taxe sur la spéculation des terres agricoles reversée aux jeunes agriculteurs. « La problématique du foncier est particulièrement importante, en effet si on continue à se rythme c’est l’équivalent d’un département français qui tous les dix ans est artificialisé. C’est donc un défi à relever que de permettre un partage raisonnable des terres entre les besoins des agricultures et l’expansion péri urbaine. J’ai donc demandé à Bruno Lemaire, Ministre de l’Agriculture et de l’Aménagement du territoire de me confier une mission nationale, il est urgent d’agir sur ce dossier. »