Au 1er janvier 2009 la Lozère comptait 2 097 entreprises artisanales détenant ainsi le record de France de la densité artisanale avec 1 entreprise artisanale pour 35 habitants. L’artisanat lozérien est dynamique puisque son nombre d’actif a augmenté de 10% depuis 1998 pour atteindre 7 000 actifs soit 20% de la population active. Ce secteur est donc le cœur économique de la Lozère et son dynamisme est tel que ce sont plus de 300 apprentis qui sont actuellement en formation.
En juin 2010 les artisans lozériens ont interpelé Pierre Morel pour lui faire part de leurs inquiétudes par rapport aux dérives que créait le régime de l’auto entrepreneur. Le Député de la Lozère après avoir relayé ces inquiétudes auprès du ministre a demandé à être investi d’une mission nationale du groupe UMP sur ce sujet. Après avoir auditionné tous les acteurs concernés il a rendu son rapport en février 2011. Celui-ci propose onze mesures pour répondre aux légitimes demandes des artisans et du monde du bâtiment parmi lesquelles l’obligation de déclarer un chiffre d’affaire même à 0 euro, le renforcement de la lutte contre le salariat déguisé ou encore l’obligation d’assurance responsabilité civile et garantie décennale. Pierre Morel a aussi imposé au gouvernement une clause de revoyure : si au 1er janvier 2012 les dérives persistent malgré les rectificatifs, le régime devra être limité dans le temps à 3 ans maximum ou moins.
Par ailleurs il a aussi plaidé la cause des artisans lors des discussions relatives au budget 2011. En effet il avait été question de mettre fin à la TVA à taux réduite dans le bâtiment. Pour Pierre Morel « dans le contexte actuel marqué par la crise et une reprise progressive et fragile des commandes, mettre fin à la TVA à taux réduit aurait eu des conséquences désastreuses sur l’activité des artisans du bâtiment. Je me suis donc fortement opposé à cette idée et c’est avec soulagement que j’ai appris que le gouvernement m’avait donné gain de cause sur ce sujet. »
Avec l’artisanat le commerce de proximité est le second poumon de l’économie rurale et donc de l’économie lozérienne. Il permet aux plus enclavés de faire leurs courses au quotidien et contribue au renforcement du lien social. Que ce soit le commerce ambulant ou le commerce de proximité, il faut les maintenir.
Le plan Marshall pour la ruralité déposé par Pierre Morel au nom des membres de la Droite rurale prévoit plusieurs mesures importantes en faveur des commerçants. Tout d’abord une aide étatique pour les investissements des commerçants ambulants pour la mise aux normes de leur camion réfrigéré. La proposition de loi du Député de la Lozère renforce aussi le poids du Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (FISAC) notamment lorsqu’il n’y plus qu’un seul commerce dans une commune. Pour Pierre Morel « le FISAC est un outil très important qu’il faut développer. Les députés de la majorité réunis autour du collectif de la Droite rurale que j’ai fondé ont réussi, lors des discussions sur le budget, à maintenir une enveloppe importante pour ce Fonds. Le commerce de proximité est le garant de l’équilibre d’une petite commune, il faut lui donner les conditions financières pour perdurer. »