Mise à jour le Jeudi, 29 Septembre 2011 13:53 Mercredi, 28 Septembre 2011 13:05
Pierre Morel A l'Huissier considère qu'il n'y a pas d'échec pour le Sénateur Jacques Blanc mais simplement la résultante d'une arithmétique liée aux défaites électorales successives enregistrées par l'UMP et la Droite, en France et en Lozère: élections municipales, cantonales et régionales.
Il voit également une explication dans la disparition de plus de 50% des adhérents de l'UMP de la Lozère, signe que les choses ne vont pas. « Il y a également un contexte national qui n'a pas servi, lorsque l'on voit que l'UMP a globalement reculé dans les territoires ruraux au point que le Sénat soit majoritairement de gauche. Tout ceci dépasse très largement la personne de Jacques Blanc qui n'a pas démérité. J'estime, en tant que député de la ruralité, Président du groupe de 57 députés de la Droite rurale, qu'il y a une véritable cécité, un véritable autisme du Gouvernement sur les territoires ruraux. Je l'ai exprimé très clairement au Premier Ministre en insistant sur le fait que d'une part la réforme des collectivités territoriales n'a pas été comprise tant sur l'aspect intercommunalité avec le risque d' être une intercommunalité imposée ce qui est insupportable pour les maires ruraux, et d'autre part sur la création du conseiller territorial dont les contours ne sont pas finis. J'ai toujours considéré que le mandat dual (département-région) n'était pas une bonne chose et je n'ai pas voté cette réforme.
Enfin, pour le contexte général, la situation de la France n'a pas contribué à installer un débat serein lors de ces échéances électorales. Pour ma part, dans la droite ligne de mon soutien et de mon engagement politique, je continuerai avec Jacques Blanc à oeuvrer pour ce département , pour qu'il poursuive à travers les mandats qu'il possède les réseaux qui sont les siens les actions en faveur des territoires ruraux. Je pense notamment à ses mandats au niveau européen. Concernant l'UMP local et national , il est grand temps qu'une réflexion soit engagée pour que la vision des élus locaux soit vraiment prise en considération, ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui. Je crains qu'au niveau de l'exécutif on soit enfermé dans des certitudes qui empêchent de voir les réalités des citoyens et des territoires » nous a déclaré le parlementaire.