Pierre Morel A l’Huissier Sabine Dalle suppléante

Agroalimentaire / CLHT « Que fait l’Etat ? »

Le député de la Lozère Pierre Morel s'interroge quant à l’avenir de la CLHT du Malzieu : « Je trouve qu'il y a beaucoup d'agitations localement et peu au niveau national. Tout ça pour quoi ? Dans le cadre du projet de restructuration de la Coopérative laitière de la Haute-Truyère (CLHT) diligenté par le groupe 3A, je me demande ce que fait l’Etat.

Si l’on reprend la chronologie de ce dossier majeur pour l’avenir du bassin d’emploi du Malzieu, dès le mois d’octobre 2010, face aux rumeurs croissantes et alors même que le groupe 3A s’était voulu très rassurant avec les élus au salon de l’élevage de Cournon, j’avais sollicité l’organisation d’une réunion pour décrypter la réalité des intentions quant à l’avenir du site agroalimentaire du Malzieu.

Le préfet de la Lozère avait alors juger ma demande inopportune. Face à mon insistance, une réunion a été programmée puis reportée pour se tenir mi-janvier et constater alors l’ampleur du désastre : 33 licenciements pour avril 2011, la suppression de la réception de la collecte et la restructuration sur la production de grana.

J'avais également sollicité et obtenu du Ministre de l'Agriculture la nomination d'une mission lait spécialisée sur l'ensemble du bassin Haute Loire- Aveyron- Lozère-Cantal. Et alors même que ce sont des raisons purement économiques qui sont avancées dans ce plan de restructuration et que nous souhaitons en vérifier les fondements, le Préfet - et au-delà l’Etat à travers le Ministère de l'Agriculture – continuent à nous expliquer qu’ils n’ont pas les moyens d’investiguer sur la réalité de la situation du groupe. Alors même qu’il existe des fonds d’Etat pour réaliser des études économiques et que son ingénierie pourrait être sollicitée pour amener des arguments à un hypothétique repreneur, je m’interroge sur la réelle volonté d’intervention de l’Etat dans ce dossier depuis plus de trois mois. La réponse publique que m'a apportée le Ministre, lors de ma question jeudi dernier à l'Assemblée Nationale, n'est pas faite pour me rassurer. La mission lait n'est toujours pas montée. Que fait donc l'Etat ? Il en va pourtant de l’avenir de 53 salariés dont je plaiderai inlassablement la cause et au-delà de l’avenir du bassin du Malzieu, de nos produits de qualité, de notre savoir-faire. Il appartient aujourd'hui à l'Etat d'agir... ».